Ce qui m’a menée à la thérapie
Je me suis tournée vers la psychologie par curiosité pour les autres et par envie de mieux comprendre ce qui façonne notre manière de penser, de ressentir et d’agir. Mais, c’est ma propre expérience de la thérapie pendant mes études universitaires qui a transformé cet intérêt en véritable projet professionnel.
Je me souviens à quel point cela m’avait fait du bien de me sentir réellement écoutée et d’avoir quelqu’un qui m’aidait à mettre des mots sur des choses que j’avais moi-même du mal à comprendre. Même lorsque je pensais parler de quelque chose de banal ou sans grande importance, ma thérapeute parvenait souvent à faire le lien avec quelque chose de plus profond, et je ressortais des séances en me sentant soulagée et avec les idées plus claires. Au fil de mes études, j’ai compris que j’avais envie de pouvoir, à mon tour, offrir ce type de soutien à d’autres personnes.
Formation
J’ai obtenu une licence en psychologie, avec une mineure en sociologie, à l’université de la Colombie-Britannique (UBC) à Vancouver, au Canada. Je termine actuellement un master en psychologie du counseling et santé mentale mondiale à l’université de Toronto, une formation qui accorde une place importante aux approches multiculturelles et culturellement adaptées.
Un stage international fait partie intégrante de ce master, et c’est ce qui m’amène aujourd’hui dans cette clinique. Son travail auprès d’une clientèle internationale et expatriée est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai souhaité y effectuer mon stage.
Mon approche
Ma formation m’a permis de découvrir plusieurs approches thérapeutiques. Celle avec laquelle j’ai le plus travaillé est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Je m’intéresse également beaucoup à la thérapie centrée sur les émotions (TCE). J’ai aussi été formée aux approches stratégiques brèves, à une introduction à la thérapie de couple et à la thérapie comportementale dialectique (TCD), et j’étudie actuellement les approches tenant compte des traumatismes.
Ce que j’apprécie dans la TCC, c’est sa structure. Elle offre des outils concrets et un cadre clair, et j’aime pouvoir examiner de près les pensées et les schémas qui influencent ce que nous ressentons. Mais, je sais aussi que la structure a ses limites. Parfois, une séance demande plutôt de ralentir et de rester avec une émotion, sans chercher immédiatement à l’analyser ou à la modifier. C’est notamment ce que j’apprécie dans le travail centré sur les émotions.
De manière générale, ma formation m’a appris l’importance de trouver un équilibre entre structure et espace émotionnel, et de pouvoir m’appuyer sur différentes approches selon ce dont une personne a besoin à un moment donné.
Ma façon de travailler
Les premières séances prennent surtout la forme d’une conversation. Je cherche d’abord à comprendre ce qui vous amène, ce qui vous préoccupe le plus actuellement et ce que vous aimeriez retirer de nos séances. À partir de là, nous définissons ensemble des objectifs. Ces objectifs peuvent bien sûr évoluer au fil du temps, et nous pouvons les ajuster ensemble si vos besoins changent.
Aucune approche ne convient à tout le monde. J’adapte donc ma façon de travailler à la personne que j’ai en face de moi. Je m’appuie sur des méthodes et des outils reconnus, tout en essayant de rester réellement présente avec vous plutôt que de me concentrer uniquement sur la technique.
Je tiens également à ce que la thérapie soit collaborative. Je vous encourage à me dire si quelque chose ne vous convient pas, afin que nous puissions rester centrés sur ce qui compte vraiment pour vous.
Avec qui je travaille
Je reçois des adultes en consultation individuelle et je suis particulièrement intéressée par le travail avec les jeunes adultes et les personnes qui traversent des périodes importantes de transition. Ces moments de vie peuvent être particulièrement déstabilisants et imprévisibles, et bénéficier d’un regard extérieur et d’un soutien peut faire une réelle différence.
Je m’intéresse notamment aux problématiques liées à l’anxiété, à la baisse de moral, aux difficultés associées au TDAH et aux relations interpersonnelles. Je travaille également avec des personnes internationales ou expatriées qui se questionnent sur leur identité, leur sentiment d’appartenance ou leur adaptation à une vie entre plusieurs cultures.
Entre plusieurs langues et cultures
Je suis née et j’ai grandi à Paris, avec un père norvégien et une mère américaine. J’ai ensuite vécu au Royaume-Uni, puis à New York pendant mes années de lycée. J’ai ensuite déménagé seule au Canada pour poursuivre mes études. Ma famille vit aujourd’hui dans plusieurs pays, et passer d’une langue à une autre au milieu d’une conversation est tout à fait normal chez nous.
Grandir entre plusieurs pays, puis continuer à déménager en tant que jeune adulte, m’a amenée à beaucoup réfléchir à mon propre sentiment d’appartenance. Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de n’appartenir complètement à aucun endroit et que, où que je sois, une autre partie de ma vie me manquait. Aujourd’hui, je le vois très différemment et je considère cette expérience comme une force.
C’est aussi pour cette raison que les questions d’identité, d’appartenance et de vie entre plusieurs cultures ont pour moi une dimension personnelle, et pas seulement académique. J’espère ainsi pouvoir être utile aux personnes qui traversent des expériences similaires.
Je propose des séances en français et en anglais, qui sont toutes deux mes langues maternelles. Je parle également norvégien à un niveau conversationnel, mais pas suffisamment pour proposer des séances dans cette langue.
Trouver le bon thérapeute
Une expérience difficile avec un thérapeute ne signifie pas forcément que la thérapie n’est pas faite pour vous. Trouver quelqu’un dont l’approche et la manière de travailler vous correspondent peut faire une grande différence.
C’est quelque chose que j’ai moi-même vécu. Après une première expérience qui ne me correspondait pas, j’ai réessayé quelques années plus tard avec une autre personne et cela m’a beaucoup apporté. Parfois, il suffit de trouver quelqu’un dont l’approche nous convient mieux.
Stage et supervision
Je réalise mon stage clinique au sein de cette clinique sous la supervision de Peter MacFarlane, PhD. Dans le cadre de ma formation, je bénéficie d’une supervision avec lui chaque semaine.
En tant que stagiaire, je propose des séances à tarif réduit afin de rendre la thérapie plus accessible. Le coût peut être un véritable obstacle, notamment pour les jeunes adultes qui traversent beaucoup de changements avec parfois peu de moyens financiers. Il est important pour moi que le soutien thérapeutique reste accessible à ceux qui pourraient en bénéficier.
Si vous avez des questions, ou si vous vous demandez simplement si nous pourrions bien travailler ensemble, n’hésitez pas à me contacter.